Historique

L’Institut de la Mémoire Audio-visuelle Juive, a été fondé à Bruxelles en 1984[1], suite à la création du même institut à Paris, par Esther Hoffenberg[2], un an plus tôt.

Béatrice Godlewicz, enseignante, et terminant une licence spéciale pour être documentaliste, avait fait le même constat que celui d’Esther Hoffenberg d’un manque, en Europe,  d’un centre d’archivage, de diffusion, ou tout simplement d’information  grand public  pour les films à thème juif. Elle met sur pied une  association parallèle à celle de Paris afin de mettre à disposition des écoles et des enseignants, des films et des informations à thème juif, qui permettent de lutter contre les stéréotypes, mais également contre le négationnisme et l’antisémitisme.

De 1984 à 1988, Esther Hoffenberg, et ensuite feue Pauline Juste, permettent à l’association bruxelloise de se doter d’outils compatibles pour  l’enregistrement de données, sur base d’une collaboration et d’échanges d’informations.

I.M.A.J – Paris est intégré au Musée d’Arts et d’histoire du Judaïsme, perdant ainsi son statut d’association indépendante et le nom d’IMAJ.

I.M.A.J – Bruxelles, grâce à une subvention de la Communauté française prend son envol et reste une association à part entière.

Trente ans plus tard,  I.M.A.J. a atteint son objectif : il répertorie et enrichit, quotidiennement,  sa base de données de nouveaux films. Plus de 5000 titres sont ainsi déjà relevés et des centaines de cassettes et de DVD peuvent être consultés sur place. La base de données  sera accessible aux internautes en 2011.

I.M.A.J. organise des événements cinématographiques : avant-premières, festivals, projections avec débats et depuis peu, soutient la production de films.

L’Institut de la Mémoire Audiovisuelle Juive a produit, avec le soutien de la Cinémathèque de la Communauté française  un DVD accompagné d’un livret « Le cinéma de Vouzôtres »  qui se veut une vitrine de films produits par des cinéastes belges en rapport avec la vie juive

I.M.A.J c’est aussi une réflexion sur le cinéma :

  • nourrir le public d’images multiples et plurielles sur le monde juif, afin de combattre les stéréotypes toujours réducteurs,
  • participer de manière citoyenne à la diversité culturelle pour créer des ponts,
  • favoriser le dialogue interculturel et intercommunautaire, ce sont des objectifs encore plus nécessaires aujourd’hui face à ce nouveau réveil de l’antisémitisme.

 

Les activités d’IMAJ permettent à un large public d’avoir accès à et d’entretenir activement une mémoire vivante du judaïsme. La préservation de cette «  mémoire audio-visuelle juive » est d’autant plus importante, que le souhait de produire et de sauvegarder des témoignages, ou de rechercher des sons et des images, trop longtemps oubliés, n’a jamais été aussi présent.

 

Il est à noter qu’à travers ses mécanismes d’action et de décision, I.M.A.J. a toujours veillé à respecter un pluralisme d’opinion, afin de traduire les diverses tendances existant au sein même de la Communauté juive de Belgique. Ce qui lui assure ouverture, estime et considération.

I.M.A.J. a été reconnu comme Centre labellisé par la Cellule Démocratie ou Barbarie de  la Communauté française de Belgique en 2010.

 


[1] Les membres fondateurs en furent le Baron Georges Arthur Schnek, Paul Danblon, Simone Susskind, Gyora Glupczynski et Béatrice Godlewicz.
[2] Co – réalisatrice avec Myriam Abramowicz du film belge « Comme si c’était hier » 1980.