Du 23 au 30 octobre à l’Espace Senghor,
366 chaussée de Wavre, 1040 Etterbeek [PLAN ICI]

Le prix du Festival a été remis au réalisateur de Melting Away. Le jury a fortement apprécié la qualité du jeu des acteurs, l’audace de la thématique et le message d’ouverture.
Présidente du Jury : Lise Declerq, scénariste
Membres du Jury: Agnès Bensimon, Jack Mener, Sara Brajbart, Diane Perelsztejn, Laetitia de Jaegher
Les sponsors du prix sont les familles: Hasson, Horn, Kenigsman, Melviez, Rakosi, Schamisso.
Le programme du 14ème festival d’IMAJ se déploie autour de films français inédits et d’avant-premières.
Dans Et leur nom, ils l’ont changé de Céline Masson, film d’ouverture, des familles françaises affrontent l’administration pour retrouver leur nom d’origine, considéré comme « étranger » par la France. Qui n’éprouve le besoin de trouver dans son nom, donnée pourtant arbitraire de notre existence, son identité ? Conflits paradoxaux, des pères ayant voulu protéger leur progéniture par un nom si français et des fils qui veulent retrouver leur identité à travers un nom à consonance germanique ou slave.
Une discussion en présence de la réalisatrice et psychanalyste, Céline Masson, Karl Leo Schwering, psychanalyste et Thierry Van Nerom avocat et vice-président d’IMAJ offrira une occasion de partage sur l’expérience du nom.
Le ciné-club de l’Espace Senghor a joint à la programmation d’IMAJ, en résonnance au thème du nom et de l’identité récurrent durant le festival, une heureuse fiction Le nom des gens de Michel Leclerc. Le film plante allègrement le décor autour d’une jeune femme extravertie qui couche avec ses ennemis politiques pour les faire changer de bord. Bahia Benmahmoud, personnage central du film, découvrira de bien étranges vérités derrière ce nom ronronnant d’Arthur Martin qui lui semblait si stable, si facho, si français. Les noms cachent de bien mouvantes réalités.
Paam Hayiti ou mieux connu sous son titre anglais The Matchmaker est une fiction d’ Avi Nesher, le réalisateur de BeSof HaOlam Smola. On y découvre des personnages qui n’échappent pas à leur destin mais bien à la compréhension de ceux qu’ils côtoient. Le jeune Arik , lui, pressentira les séquelles laissées par le nazisme sur ces immigrants qui tentent maladroitement de refaire leur vie.
Ingelore de Frank Stiefel est un témoignage étonnant et bouleversant d’une femme sourde violée par deux soldats, qui réussit à fuir l’Allemagne nazie grâce à sa vigilance subtile. Ce documentaire ainsi que Le fils du marchand d’olives de Mathieu Zeitindjioglou sont programmés en collaboration avec la Fondation Auschwitz dans le cadre de la reconnaissance d’ lMAJ comme Centre labellisé.
Le thème du nom ressurgit dans ce dernier documentaire dont l’initiative revient au Comité des Arméniens de Belgique. Zeitindjioglou, nom turquifié enfouit le secret douloureux et la culpabilité transmise par l’aïeul qui le modifia et échappa ainsi au premier génocide du XXè siècle. Avec le Comité des Arméniens de Belgique, Edouard Jakhian, avocat et ancien bâtonnier, Joel Kotek, historien et politologue ainsi qu’Anna et Mathieu Zeitindjioglou, le public pourra échanger sur le sujet de la Mémoire et de l’Oubli.
IMAJ a l’honneur d’avoir en avant-première mondiale Namès bageshem ou Melting Away un film israélien de Doron Eran. Sujet difficile traité avec brio par le réalisateur, sujet qui porte également sur l’identité, mais celle du genre, lorsqu’une personne décide d’en changer. Le film met l’accent très justement sur le deuil que doit faire une famille de la perte d’un fils pour retrouver une jeune fille et accepter sa transsexualité. Ce film remarquablement bien joué, nous rappelle l’essentiel de nos liens à nos enfants.
Autre film français : Pourquoi tu pleures ? de Katia Lewkowicz avec dans le rôle principal Benjamin Biolay. Le film qui se veut une réflexion sur les choix difficiles que sont le mariage, est malgré les pleurs et les larmes, un film léger, photographie d’une jeunesse parisienne avec vue panoramique sur une famille juive sympathique et décalée.
Parmi les nombreux films inédits du festival, Un cadeau pour Staline du réalisateur Kazakh, Roustem Abdrachov, jolie œuvre, touchante, est un retour aux années d’après-guerre en Union soviétique où un enfant juif orphelin sera élevé par des kazak peu dupes de l’idéologie communiste. Le film rappelle qu’aux confins de l’empire, des centaines de milliers de Juifs trouvèrent refuge durant la seconde guerre mondiale, accueilli par des populations musulmanes aux rites empreints de chamanisme.
Jacques Faïtlovitch et les tribus perdues, autre documentaire français projeté en avant-première mondiale, réalisé par Maurice et Sarah Dorès est le récit du temps révolu où des explorateurs allaient à la recherche de terres et de peuples inconnus. Les réalisateurs rendent ici un vibrant hommage à cet anthropologue d’origine polonaise qui alertera le monde juif sur l’existence de tribus africaines pratiquant des rites juifs. Avec la collaboration du B’nai B’rith de Bruxelles, Maurice et Sarah Dorès prendront la parole après la projection.
Le Cochon de Gaza de Sylvain Estibal, clôturera le festival. Cette avant–première, à laquelle le Collectif Dialogue et Partage, le Festival des Libertés, le Festival du film arabe s’associent, a comme acteur principal l’excellent comédien Sasson Gabay, celui qui joua le rôle du chef d’orchestre dans La visite de la fanfare. Le film féconde un Moyen Orient tel qu’on le rêve, où chacun des camps arrive à se moquer de soi, de l’autre, pointant l’absurdité des désaccords et des conflits. Nulle doute que ce cochon qui aurait pu être comme une arête restée en travers de la gorge, réjouira les spectateurs, les faisant sourire et peut-être même mieux, rire.
En compagnie du ciné-club « Sérénades en chambre noire» de l’Espace Senghor, la semaine intitulée « Fil(m) du temps » s’achèvera définitivement avec Le Voyage du directeur des Ressources humaines d’Eran Riklis. Dans ce road-movie, le personnage central, en charge des Ressources humaines, retrouvera à travers les chemins qui le mèneront vers la Roumanie profonde, le sens de la vie, le sens des relations et sa véritable identité.
Programme du Festival
Dimanche 23/10
15h30 : Et leur nom, ils l’ont changé de Céline Masson, 2008, Vo FR, 75′
Suivi d’un débat en présence de la réalisatrice
18h00 : Le Nom des Gens de Michel Leclerc, 2010, Vo Fr, 90′
Suivi d’un verre offert par l’Espace Senghor
Lundi 24/10
20h00 : The Matchmaker d’Avi Nesher, 2010, Vo st FR, 112′
Mardi 25/10
19h00 : Ingelore de Frank Stiefel, 2008, Vo st FR, 40′
20h00 : Le Fils du Marchand d’Olives de Mathieu Zeitindjioglou, 2011, Vo Fr, 85′
Suivi d’un débat en présence du réalisateur
Mercredi 26/10
20h00 : Melting Away de Doron Eran, 2011, Vo st En, 85′
Avant-Première mondiale
Jeudi 27/10
18h00 : Pourquoi tu pleures ? de Katia Lewkowicz, 2011, Vo FR, 99′
20h00 : Un Cadeau pour Staline de Roustem Abdrachov, 2010, Vo st Fr Vo st En, 97′
Samedi 29/10
18h00 : Jacques Faïtlovitch et les Tribus perdues de Maurice et Sarah Dorès, 2011, Vo FR, 59′
Avant-Première mondiale, Suivi d’un débat en présence des réalisateurs
20h00 : Le Cochon de Gaza de Sylvian Estibal, 2011, Vo st Fr, 99′
Avant-Première
Dimanche 30/10
18h00 : Le Voyage du Directeur des Ressources humaines d’Eran Riklis, 2010, Vo st FR, 103′
Suivi d’un verre offert par l’Espace Senghor
En collaboration avec le Collectif Dialogue et Partage, La Fondation Auschwitz, Le Comité des Arméniens de Belgique, le B’nai B’rith de Bruxelles, l’Espace Senghor, Le Festival des Libertés, Radio Judaïca et Contact J.
Avec le soutien du Ministère de la Communauté française, la Commune d’Uccle, la Fondation du Judaïsme de Belgique, la Fondation Simon et Lina Haïm, l’Ambassade d’Israël, l’Ambassade de France en Belgique.
