THE GREAT DICTATOR – Le dictateur

Le dictateur Hynkel terrorise la Tomania. Or, dans le ghetto vit un petit barbier qui est son sosie et qui a sauvé pendant la guerre 14-18 un certain Schulz, devenu un dignitaire du parti. Hynkel décide d’envahir l’Autriche, mais le dictateur de la Bactérie a eu la même idée. Les deux despotes s’affrontent. Entre-temps, le petit barbier s’échappe du camp de concentration et est pris pour Hynkel. Le voilà chargé de faire un discours: il prononce des paroles de paix et d’espoir.

deuxième guerre mondiale – humour.


L’avis d’IMAJ, par Adolphe Nysenholc

Après l’ère des rois est advenu le monde des dictateurs. Et le film de Charles Chaplin, The Great Dictator, en demeure l’expression la plus marquante.
En 1940, Chaplin est le seul à Hollywood à oser s’attaquer à Hitler. L’homme le plus aimé de son temps a la force d’incarner l’homme le plus détesté, pour se jouer de lui. La satire est mordante. En revanche, le Führer, qui se prenait pour un grand acteur n’aurait jamais eu l’audace de faire le Charlot ; son registre était plus limité. L’humour du premier était amour de l’humanité. Le scénario renverse, à la fin, les rôles, si bien que le petit barbier juif du ghetto hissé à la tribune, proclamant qu’il ne désire pas devenir un « empereur », apparaît comme un sauveur. Chaplin savait que le film allait à contre-courant de l’Amérique isolationniste et ne serait pas distribué dans l’Europe sous la botte nazie. Il a eu le courage de risquer sa réputation et sa fortune pour dénoncer la furie antidémocratique et l’antisémitisme de son temps.