WATERMARKS

L’histoire des championnes de natation du légendaire club de sport juif l’Hakoah (« la force » en hébreu), qui fut fondé à Vienne en 1909, par réaction au célèbre paragraphe aryen qui interdisait aux clubs de sport autrichiens d’intégrer des athlètes juifs, et devint l’un des plus grands clubs de sport de l’Europe de l’Entre-deux-guerres. Dans les années ’30 les plus grand succès de l’Hakoah ont été remportés par ses nageuses qui dominaient la compétition nationale en Autriche. Après l’Anschluss en 1938, les nazis ont fermé le club. Les nageuses ont réussi à fuir le pays avant que la guerre n’éclate, grâce à une opération de sauvetage organisée par les salariés de l’Hakoah.


L’avis d’IMAJ, par Jack Mener

Dans ce premier film, le réalisateur israélien a réussi l’exploit de retrouver et réunir sept nageuses du fameux club sportif juif Hakoah de la Vienne pré-hitlérienne et d’emmener ces octogénaires débordantes d’énergie et d’humour sous leur peau ridée, refaire quelques longueurs dans la piscine où elles avaient remporté leurs médailles d’athlètes sous la houlette de leur entraîneur Zigo Wertheimer.
Dans un patchwork d’interviews actuelles, d’actualités filmées d’époque, de photographies souvenirs, et de prises de vues de la Vienne d’alors et d’aujourd’hui, le film arrive à dégager, grâce surtout au charme et à la passion de ces héroïnes, une touchante empathie pour ces jeunes filles sauvées de la déportation nazie, grâce au vaste mouvement de solidarité internationale organisé par les dirigeants de Hakoah.
Un des clous du film est l’étonnante Buchenwald Marsch entonnée par le jeune chanteur de cabaret Boris Eder devant ces anciennes nageuses et un public viennois partagé entre malaise et nostalgie.