LE GENOCIDE ARMENIEN

Yves Ternon, principal historien explique l’histoire du génocide arménien et les raisons de la non reconnaissance de la Turquie dans ce crime.
Près d’un siècle après les événements, les autorités d’Ankara continuent, sinon à les nier, en tout cas à refuser qu’on les qualifie de ‘génocide’.
Les faits, pourtant, sont là. Dès avant l’éclatement de la Première guerre mondiale, les Jeunes Turcs rêvaient d’assurer l’homogénéité ethnique de leur pays. Ecrasée par les troupes russes à la bataille de Sarikamis, leur armée se venge donc ‘naturellement’ contre les Arméniens, considérés, pour des raisons religieuses et politiques, comme ‘cinquième colonne’ du Tsar.
La grande rafle d’avril 1915 donne le coup d’envoi des tueries. Les hommes sont presque tous exécutés, les femmes et les enfants déportés. En deux ans, plus de la moitié de la population arménienne de l’Empire ottoman, soit environ un million de personnes, meurt dans les massacres, d’épuisement sur les routes ou de faim et de maladie dans les camps de réfugiés.

Telle est la réalité qu’analyse, à l’aide des rares archives encore conservées, le film de Laurence Jourdan.


L’avis d’IMAJ, par L. D.J.

En arménien, le mot « Aghet » signifie catastrophe. Cette catastrophe, c’est celle du massacre d’un million et demi d’Arméniens entre 1915 et 1918, dans l’empire ottoman.
Le documentaire fondé notamment sur les recherches de l’historien français Yves Ternon met en lumière la discrimination et la montée de violence à l’égard des Arméniens dans l’Empire ottoman. Il montre comment le putsch et l’accession au pouvoir des Jeunes-Turcs en 1908 et le développement du nationalisme panturc favorise la mise en place des politiques de déportation et de massacre des Arméniens prévues dès 1879, et qui atteindront leur point culminant entre 1915 et 1918.
Laurence Jourdan s’attache à analyser, au travers d’archives filmées, du témoignage d’un survivant, de photos et de courriers officiels, l’escalade de violence jusqu’au génocide, l’immobilisme de la communauté internationale, mais le courage aussi d’ambassadeurs étrangers qui dénoncent les faits auprès de leurs autorités, comme ce consulaire américain impuissant qui accueillait des enfants dans son consulat. Le 18 juin 1987, le Parlement européen reconnaît officiellement le génocide des Arméniens.

Disponibilité du film

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