UN SAC DE BILLES

Paris sous l’occupation allemande en 1941.
Deux enfants juifs, Maurice 13 ans et Joseph 10 ans, contraints de porter l’étoile jaune, sont victimes de la brimade à  l’école.
Ils fuient vers la zone libre avec un peu d’argent en poche. Livrés à  eux-mêmes dans un univers peuplé d’uniformes, de voies ferrées, de fusils et de murs de prison, ils réussissent malgré tout à  passer la ligne de démarcation.
Après un court répit, les Allemands envahissent la zone libre….
Une superbe mise en scène signée Jacques Doillon, d’après le best-seller autobiographique de Joseph Joffo, vendu à  des millions d’exemplaires dans le monde entier.


L’avis d’IMAJ, par Mendel Goldstein

Ce film retrace le parcours à travers la France occupée par les nazis de deux enfants juifs, Joseph et Maurice Joffo, âgés de dix et treize ans, qui doivent se réfugier seuls dans la zone libre, où sont déjà passés leur frères aînés.
Grâce à leur débrouillardise qui les sauve de plusieurs situations tragiques, ils arrivent à Menton où la famille réunie vit un court répit. Mais les Allemands ne tardent pas à prendre la relève de l’occupant italien et la famille est contrainte de partir à Nice où elle est sous la menace d’être arrêtée lors de rafles.
Les parents envoient les deux frères dans un camp de jeunesse, mais ces derniers sont embarqués par une patrouille allemande et subissent des interrogatoires avant d’être libérés par un curé.
Suite à l’arrestation de leurs parents, Joseph et Maurice sont recueillis dans un village des Alpes où le cadet trouve du travail chez un libraire antisémite et se lie à la fille de celui-ci.
A la libération la famille se retrouve à Paris devant leur salon de coiffure, sans le père assassiné à Auschwitz.

Ce film réalisé il y a presque 40 ans met en évidence l’instinct de survie et la débrouillardise d’enfants en situation de crise grave. Il retrace, non sans humour ni tendresse, le double parcours d’adolescents qui grandissent et découvrent l’amour, quoique obligés de se cacher et de mentir pour échapper au pire.