SARAH’S KEY – Elle s’appelait Sarah

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vel d’Hiver. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais.
« Elle s’appelait Sarah », c’est l’histoire de deux familles liées par un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.


L’avis d’IMAJ, par Jack Mener

Adaptation du bestseller international Sarah’s Key de la romancière franco-américaine Tatiana de Rosnay. C’est le récit d’une collision : entre une journaliste américaine à Paris (Kristin Scott Thomas) chargée d’enquêter sur la responsabilité de la SNCF dans la déportation des Juifs de France, et son mari architecte (Aidan Quinn) dont elle découvrira que les parents s’étaient appropriés, peu après la rafle du Vel d’Hiv‘, l’appartement parisien où avait habité une petite Sarah (Mélusine Mayence) qui aurait survécu à la déportation…
Gilles Paquet-Brenner, plutôt connu comme réalisateur de films de divertissement, a pourtant su restituer, presque à l’identique et avec la même précision que dans La Rafle de Roselyn Bosch, le gigantesque décor désormais disparu du Vel d’Hiv’ et les scènes d’atroce promiscuité dont il fut le sinistre théâtre. Quand on sait qu’il n’existe pas une seule photo prise à l’intérieur du vélodrome pendant ces deux noires journées, c’est loin d’être un luxe de les voir à nouveau reconstituées à la mémoire des innocents qui les vécurent et en moururent.

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