PAAM HAYITI – The Matchmaker -Le marieur – L’entremetteur

Haïfa, été 1968 : un adolescent, Arik, trouve un emploi pour le moins atypique, auprès d’un survivant de la Shoah, Yankele, un agent matrimonial. Cet étrange emploi est l’occasion pour Arik de rencontres étonnantes, qui vont l’ouvrir sur un univers complexe, à la fois merveilleux et noir, mais aussi aux différentes facettes les plus intimes de l’amour. Il y a l’élégante et fragile Clara, que la souffrance a rendue incapable d’aimer, et que Yankele aime en silence ; Sylvia, victime du nazi Joseph Mengele et qui espère réussir à se marier grâce aux services de Yankele; Meir, un bibliothécaire, que sa quête amoureuse mènera à un comportement odieux . Arik va lui-même tomber amoureux pour la première fois.

In 1968 Haifa, a teenage boy gets a summer job with a Holocaust survivor who makes ends meet by brokering marriages and smuggling goods. Throughout the summer, the mysterious matchmaker takes the boy on a dangerous coming of age ride into the deepest underbelly of Haifa.


L’avis d’IMAJ, par Jack P. Mener

Cette comédie israélienne n’est pas à ranger dans la catégorie rare des comédies dramatiques sur la Shoah (« Train de vie », « La Vita è Bella »,…). Elle possède toutefois l’originalité d’évoquer en léger filigrane le traumatisme qui a marqué les rescapés des camps d’extermination, à travers la résilience plus ou moins réussie de certains d’entre eux dans le tissu de la société israélienne d’après-guerre.
Le récit est un long flashback qui, de juin 2006, nous ramène à l’été 1968 dans la ville de Haïfa pour y suivre les aventures de Arik adolescent . Pour un job d’été, il se fait recruter comme rabatteur par Yankele, un habile marieur (matchmaker) aux activités plutôt troubles. Ce survivant de l’Holocauste lui apprendra les ficelles du métier et ses premiers pas vers la vie d’adulte.
C’est une reconstitution gentiment désuète et truculente de la vie animée d’un quartier populaire du port de Haïfa où Arik et ses copains croisent des personnages pittoresques, truffée de dialogues frappés au coin du bon sens et solidement campée par des acteurs au bagout fleuri. Scénario de Avi Nesher d’après le roman de Amir Gutfreund et musique originale de Philippe Sarde.

Comédie dramatique – résilience – intégration de rescapés de la Shoah dans la société israélienne

Trailer / Extrait