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EVGUENI KHALDEI, PHOTOGRAPHE SOUS STALINE

MARC-HENRI WAJNBERG

Belgique, 1997, 60', VO russe , Noir&Blanc

Producteur Wajnbrosse, Cult Film (Vienne), RTBF, ARTE Productions

Distribution Wajnbrosse Productions (Bruxelles)

Né en Ukraine en 1917, après la révolution, Evgueni Khaldei se retrouve orphelin à un an, un pogrom ayant tué toute sa famille. Il s'initie tout seul à la photographie en se fabriquant une optique d'appareil photo avec les lunettes de sa grand-mère.
La guerre éclate et Evgueni devient photographe de guerre. Il fait partie de l'armée du maréchal Joukov, dont il devient l'ami, et participe à la libération de Berlin. Il photographie la prise du Reistag, photo symbole de la fin de la guerre. Sa renommée le fait approcher de Staline, il devient son photographe et l'accompagne à Postdam. Il sera aussi à Nuremberg, et aux accords de Paris.
Il travaille pour l'agence Tass mais l'antisémitisme refaisant surface, il se voit obligé de quitter l'agence. Puis on interdit aux juifs de travailler pour la Pravda.
Tandis que sa photo symbole fait le tour du monde, Khaldei vit humblement dans un minuscule appartement de Moscou.
Dans le documentaire, Evgueni Kahldei nous reçoit chez lui, raconte ses soixante années de photographie au service de son peuple et du régime et, pour la première fois, dévoile toute sa photothèque.

 

PORTRAIT DU PEINTRE DANS SON ATELIER

BORIS LEHMAN

Belgique , 1985, 40', VO fr, Couleur, 16 mm

Avec : Arié Mandelbaum, Esther Lamandier, Boris Lehman

Producteur Boris Lefman/Dovfilm

Distribution CBA

Rencontre cinématographique de deux regards (celui du peintre Arié Mandelbaum et du cinéaste Boris Lehman) avec une voix: celle de la cantatrice Esther Lamandier.

 

WILLIAM CLIFF, POETE

GERARD PRESZOW

Belgique, 1997, 35', VO fr,  Couleur, 16 mm

Producteur QWAZI QWAZI FILMS, ARTE Belgique

Distribution CBA

Un film peut-il faire entendre la poésie? C'est la question de William Cliff, poëte qui condense l'image autour du poète pour en faire jaillir cette po ésie si charnue, de souffle et de rocaille, cette langue aussi famili ère qu'insoup çonn ée. Cliff y lit ses propres textes. Dans un premier temps, autobiographique, il se raconte; dans un second temps, biographique, il raconte un ami écrivain, Conrad Detrez, mort du sida. Entretemps, la po ésie aura voyagé sur d'autres bouches, par la chanson, par des traducteurs qui disent des fragments dans leur langue (arabe, yiddish, espagnol, catalan, flamand), par un enfant qui r écite de mémoire, par une traductrice gestuelle qui alterne silences et bruits de corps.

 

TRAITS D'UNION

GAËL TEICHER

Belgique, 1992, 20', VO fr, Couleur, 16 mm

Producteur Atelier de réalisation de l'INSAS

Distribution Atelier de réalisation de l'INSAS

 

Louis Teicher est peintre et juif: comment vit-il ces deux conditions? Comment les deux vivent-ils ensemble?  

 

A PROPOS DE NATHAN LE SAGE

CHRISTINE DELMOTTE

Belgique, 1996, 26', VO fr, Vidéo

Producteur Compagnie Biloxi 48, CVB, Communauté française de Belgique

Distribution CVB  

A partir de "Nathan le Sage" de Lessing, la question de l'intolérance et du racisme se pose de fa çon aiguë. L'important d ébat que le spectacle a suscité montre combien ce texte du 18 ème si ècle reste profondément d'actualité.

 

LE NON-CONFORMISTE, Marcel Liebman

Hugues Le Paige

Belgique, 1996, 57 ’, Beta SP

Producteur Hugues Le Paige, Jacques Vierendeels, RTBF-D épartement Documentaires

Distribution RTBF

 (...) « Le Non-Conformiste  » n ’est pas un film sur l’oeuvre de Marcel Liebman. En moins d’une heure, il était évidemment impossible de pr ésenter son travail sur l’histoire du mouvement ouvrier en Belgique ou sur la r évolution russe, L énine et le l éninisme.De même, l ’apport de l’enseignant ou le rôle du militant ne pouvaient qu’être effleurés.Le précurseur du dialogue isra élo-palestinien devait forc ément occuper une place centrale, mais sans que l’on puisse évoquer toutes ses initiatives ; il fallait s ’interroger sur son rapport au juda ïsme, mais sans avoir la possibilit é de creuser une évolution et des interrogations qui n ’excluaient pas les contradictions.Il fallait que tout cela soit dit, il était impossible de s'y attarder. Ce film n ’est pas davantage un « portrait  » complet de l ’homme. Un film documentaire ne peut pr étendre à cette exhaustivité, ni à cette complexité. J’ai préféré tenter d’approcher une d émarche intellectuelle qui traverse toutes les expressions de l’homme, d’ébaucher les multiples facettes du personnage. J ’ai essayé d ’esquisser la place qu’il occupait dans cette société et auprès de ses amis, le vide qu ’il a laissé.Tout au long des témoignages, des textes et des archives, l’enseignant, l ’historien, le militant, l’ami se croisent : ils sont évidemment inséparables.Les contours de l ’intellectuel-en-action se dessinent au fur et à mesure que l ’on avance dans le film mais le « portrait  » reste ouvert. Il subsiste des territoires inexplorés, des zones n égligées : le travail du biographe reste à faire. Ce ne pourra être que l’objet de l’écrit avec toutes les nuances et les profondeurs qu’il permet. L’écriture de Marcel Liebman n’est qu’évoquée mais peut-être éclaire-t-elle sa personnalité et son mode de fonctionnement mieux que tous les témoignages.

Un tel film ne pouvait rester dans l’ordre de la nostalgie ou dans celui de la fidélité commémorative, il eût trahi son sujet et son objet.

Ce film, travail de mémoire sur un homme de mémoire, est donc aussi une tentative de réflexion sur l ’identité juive, le rôle de l’intellectuel et le sens de l ’engagement politique.

L’intellectuel critique est un homme rare dans ce pays. Rare et précieux. Marcel Liebman l’incarnait mieux que quiconque. A contre-courant, Liebman a marqué son temps et les questions qu’il a posées continuent de nous interroger.

Hugues Le Paige    

 

TILL MY LAST BREATH/JUSQU'A MON DERNIER SOUFFLE

GERRIT MESSIAEN

 

Belgique, 1999, 50', VO néerl, Couleur, Vidéo

Producteur Atom Film

Distribution Flanders Image, Bruxelles

Le portrait du cinéaste Frans Buyens. Les interviews et extraits de film montrent à quel point la vie de cet homme est une recherche perp étuelle. Âgé de 75 ans, il reste toujours aussi combatif.

 

LA SAINTETE STEPHANE (1961-1986)

Gérard Preszow

1993, 43 ’, VO fr, Couleurs, 16 mm

 

Production : Cobra Films / RTBF Li ège « Carré Noir  » / BRTN / Wallonie Image Production, avec l ’aide de la Communaut é fran çaise de Belgique et la Région Wallonne

Producteur Cobra Films, RTBF Liège "Carré noir", Wallonie Image Production, BRTN

Distribution Cobra Films

Prix de la Première Oeuvre octroyé par la Région Bruxelloise au festival « Filmer à Tout Prix  » en 1993

Mention Spéciale du Jury à la F.I.P.A. de Cannes en 1994 dans la catégorie des documentaires de cr éation et essais

 

Stéphane Mandelbaum laisse une oeuvre picturale abondante et tourmentée. Depuis l’enfance, dessinant comme on respire, il ne cesse de représenter la violence. Dans sa qu ête frénétique d’identit é, Stéphane mettait à plat tout ce qui lui passait par la tête, et à chaque fois, de manière répétitive et obsessionnelle. Juif, il restitue le yiddish dans ses dessins pour sa volupté graphique. Il dresse les portraits de personnages aussi troublants et mythique que Pasolini, Rimbaud, Bacon ; il peint plus grand que nature les êtres de la nuit ainsi qu ’une série d’autoportraits où il se déforme et se mutile.

Pendant les deux dernières années de sa vie, Stéphane était le voisin du réalisateur, ils se rencontraient quasi quotidiennement. En décembre 86, Stéphane fut retrouvé assassiné dans une carri ère près de Namur.

 

 

 

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