film

ANNE NO NIKKI (The Diary of Anne Frank)

Titre Original ANNE NO NIKKI
Titre traduit The Diary of Anne Frank
Réalisateur KONNO
Hachirô
NAGAOKA Akinori
NAGAOKA, AKIYOSHI
Distribution
Production
Année 1995
Format
Durée 80
Langue jap st ang
Musique
Distinction
Interprètes
Résumé Amsterdam, 12 juin 1942. Anne fête ses 13 ans et commence son Journal qu’elle appellera “Kitty”. A l’abri de la menace allemande, deux années durant, la jeune fille confiera ses vues idéalistes sur le monde, ses ambitions, ses craintes et la naissance de son premier amour, Peter. Akinori Nagaoka propose une adaptation du journal intime d’Anne Frank sous la forme d’une animation, il tente de trouver des réponses à l’Holocaust, de son point de vue japonais.
Diffusion
Droit 0
Festival
Genre
Auteur du Commentaire Béatrice Godlewicz
Commentaire d’Imaj A la sortie du dessin animé Le Journal d’Anne Frank, en 2000, certains commentateurs ont mentionné combien cette entreprise était une nécessité. Deux décennies plus tard, nous réitérons : un tel ouvrage demeure indispensable. Ce dessin animé se confirme comme une excellente entrée en matière pour aborder dans les écoles le sujet de l’antisémitisme en général et comment, dans le cadre de la Deuxième Guerre mondiale, il a été un instrument pour génocider un peuple. Très fidèle à l’écrit, le film nous semble accessible aux enfants dès la 5e et 6e primaire, leur procurant peut-être même l’envie, un jour, de lire le Journal d’Anne Frank, ce journal dont des négationnistes ont contesté l’authenticité. Le manuscrit semble être passé par les fourches caudines de plusieurs institutions comme la Bundeskriminalamt (BKA), puis par le laboratoire des sciences légales néerlandais de Rijswijk et finalement après la mort d’Otto Frank, le père d’Anne Frank, par des experts en graphologie et le ministère de la justice des Pays-Bas. Au final, ce journal s’avère authentique, écrit par cette jeune fille dès ses 13 ans dans l’annexe où elle et sa famille se sont cachées jusqu’à leur arrestation et déportation. Le Journal est à plusieurs égards un document important pour l’Histoire dont Anne prendra conscience malgré son jeune âge. Dans son journal, Anne Frank écrit avoir entendu qu’on tue les Juifs par le gaz (9/10/1942) alors que tant de témoins de la Shoah ont prétendu ne rien savoir des camps d’extermination. Malgré ses 13 ans, le danger d’être juive lui était bien perceptible. Les passages du livre qui ont été choisis dans le film rendent sa personne accessible et intéressante. On voit une adolescente soucieuse de justice, qui tient tête aux adultes, qui n’a pas sa langue dans sa poche, intelligente et réactive sur ce qui se déroule dans sa vie. Anne a aussi beaucoup d’imagination. Son journal se transforme en une sorte de correspondance avec une amie fictive qu’elle nomme Kitty. Elle se confie à elle sur ce qu’elle vit au jour le jour, analyse avec beaucoup de perspicacité les membres de sa famille et autres Juifs qui se terrent avec elle dans cette même cachette. La vie confinée dans ces temps de guerre exige pas mal d’acceptation, de frustration, de compromis pour ne pas se laisser envahir par les autres, par la peur… C’est bien tout cela que décrit Anne Frank dans son Journal et bien sûr aussi son espoir dans un avenir meilleur. Comme nous le savons, Anne n’est pas revenue de Bergen-Belsen, de même que sa sœur et leur maman. Otto Frank, le père d’Anne, est le seul survivant de ce groupe de huit personnes cachées dans l’Annexe. En revenant des camps, Otto Frank a retrouvé, grâce à Miep Gies, une des protectrices de la famille, ce journal qu’il acceptera de faire éditer. Malgré la personnalité d’Anne bien campée dans le film, cette production connaît aussi quelques faiblesses. Pour ceux qui ont lu le Journal et qui connaissent l’Histoire, il s’y manifeste comme une volonté de ne pas dramatiser outre mesure. Sans doute qu’il était destiné à être vu, dans sa première mouture au Japon par un grand nombre de spectateurs. Les dessins réalisés par une équipe japonaise paraissent quelque peu lisses, notamment Anne Frank, moins typée que sur les photos. Le réalisateur Julian Y. Wolf a en effet repris et réadapté le film intitulé en japonais Anne No Nikki sorti au Pays du soleil levant, quelques années auparavant. A contrario, nous avons apprécié le contraste entre le générique et les images d’Amsterdam d’un juste réalisme. Le dessin animé s’ouvre sur une image de conte de fée soutenue par une musique tout aussi enchanteresse, les oiseaux qui en volant changent de couleur et passent du blanc au noir suggèrent l’ombre et le crépuscule qui approchent et très vite le spectateur découvre l’Amsterdam de 1942. Nous sommes bien en pleine guerre, les Juifs portent l’étoile jaune. Pour faire connaître un chapitre de l’Histoire de la Shoah, surtout à des enfants, ce film est essentiel. Ne pas hésiter à le montrer en classe. Mentionnons que le film a été produit par le belge Stéphane Dykman et a reçu un prix au Festival international du film pour enfants de Chicago.

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