THE LAST CARD – La dernière carte

Le film indique le rapport douloureux entre ma mère de 87 ans et moi, son fils qui a souffert toute sa vie du silence qui a dominé notre famille. Le silence de ma mère s’est toujours tenu entre nous. Il a caché des secrets de notre histoire de famille, pendant l’holocauste, et a créé un sens de la distance et de la colère chez moi. Le film est la première et la dernière tentative de casser ces silence et il constitue un document émotif fascinant du rapport entre la mère et l’enfant, au sujet de l’ensemble de mémoire , de culpabilité et de vieillesse contre le contexte de WWII et de l’effet qu’il a eu les vies des survivants et de leurs enfants.


L’avis d’IMAJ, par Jack Mener

Après 50 ans du silence de sa mère, Sylvain Biegeleisen apprend combien, aujourd’hui ridée comme un parchemin, elle avait été belle, avait aimé un autre homme, le frère de son père, et comment sa dernière carte postale reçue du camp de Drancy, avait détruit sa joie de vivre.

Sylvain Biegeleisen, artiste et thérapeute israélien autodidacte, ne se doutait pas le jour où il planta sa caméra vidéo semi-professionnelle à Anvers devant sa mère pour fêter ses 87 ans, que leur vie en serait changée. Après 50 ans du silence de sa mère, le voici soudain submergé de révélations sur son père, ses frères, sur la chape de plomb que la Shoah a refermé sur leurs secrets de famille.
Ce jour-là, il apprend combien sa mère, ridée comme un parchemin, avait été belle, avait aimé un autre homme, le frère de son père, et comment sa dernière carte postale reçue du camp de Drancy, avait détruit sa joie de vivre. Par le miracle de la caméra, sa mère se métamorphose sous nos yeux et Sylvain reçoit enfin d’elle la caresse si longtemps contenue. Un documentaire poignant, tendre et drôle.

Le cinéaste confie : « Moi, j’avais besoin de recréer une vraie relation mère-fils sur laquelle je sentais peser un secret lié à la Shoah. (…) Les gens qui voient le film ne restent pas passifs. Il tend une corde émotive qui vibre chez les spectateurs. Chez certains il a fait réapparaître des choses qui attendaient de voir le jour et ils m’envoient leurs histoires.
C’est quand j’ai vu l’émotion qui se dégageait des rushes que j’ai décidé d’en faire un film grand public. (…) Avant le film, je n’avais jamais vu pleurer ma mère de ma vie. »

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