film

LES HOMMES LIBRES (Free Men)

Titre Original LES HOMMES LIBRES
Titre traduit Free Men
Réalisateur FERROUKHI
Ismaël
Distribution Pyramide distribution
Production Pyramide
Année 2011
Format 2 DVD
Durée 105′
Langue Fr. Arab.
Musique
Distinction
Interprètes Tahar Rahim, Younes Michael Lonsdale, Si Kaddour Ben Ghabrit Mahmoud Shalaby, Salim Lubna Azabal, Leila Christopher Buchholz, Major Von Ratibor
Résumé 1942, Paris est occupée par les Allemands. Younes, un jeune émigré algérien, vit du marché noir. Arrêté par la police française, Younes accepte d’espionner pour leur compte à la Mosquée de Paris. La police soupçonne en effet les responsables de la Mosquée, dont le Recteur, Si Kaddour Ben Ghabrit, de délivrer de faux-papiers à des Juifs et à des résistants. A la mosquée, Younes rencontre le chanteur d’origine algérienne Salim Halali. Touché par sa voix et sa personnalité, Younes se lie d’amitié avec lui. Il découvre rapidement que Salim est juif. Malgré les risques encourus, Younes met alors un terme à sa collaboration avec la police. Face à la barbarie qui l’entoure, Younes, l’ouvrier immigré et sans éducation politique, se métamorphose progressivement en militant de la liberté.
Diffusion
Droit 0
Festival TJFF 2012 Washington JFF 2014
Genre
Auteur du Commentaire Adolphe Nysenholc
Commentaire d’Imaj Le film raconte le sauvetage d’un Juif par un musulman. C’est passionnant. On est durant la guerre 1940-1945. De nombreux Algériens avaient immigré avant elle en France. L’un d’eux, Younes, un jeune ouvrier, fait du marché noir pour aider sa famille restée au pays. Attrapé par la Gestapo, il est soumis à un chantage : avoir la vie sauve mais rapporter tout ce qui se passe dans la grande Mosquée de Paris. Le recteur de ce saint lieu, Si Kaddour Ben Ghabrit, est soupçonné de secourir des Israélites et des résistants. Notre espion en herbe y découvre un musicien qui chante en arabe, Salim Halali, venu du Maghreb comme lui et dont il découvre l’origine juive. Charmé par son art qui fait monter en lui une nostalgie irrépressible de son enfance, Younès renonce à le dénoncer, et s’engage même dans la Résistance avec des camarades cachés dans les caves de la mosquée, qui estiment qu’en combattant pour la liberté contre la dictature nazie ils se forment en vue de lutter pour l’indépendance de leur patrie contre l’oppression colonialiste. Le film a suscité une querelle d’historien. Si le cas particulier d’un chanteur juif ayant obtenu de l’imam un certificat de musulmanité est avéré (selon Benjamin Stora), il n’y a pas de preuve pour attester que le recteur ait organisé un secours en masse des persécutés. Mais, selon le Talmud, qui sauve un homme sauve l’humanité. Certes, le film est romancé. Mais, son importance n’est pas dans la vérité historique mais dans sa valeur éthique. Qu’une équipe arabe se soit mise au service d’une histoire qui montre qu’il y a eu au moins un sauveur de juif musulman est exemplaire. Dans la vague du nouvel antisémitisme venu d’Orient, qui se conjugue avec la vieille judéophobie d’Occident, le réalisateur, à contre-courant, en frère de chacun, apparaît comme un Juste dans la paix. Merci à Ismaël Ferroukhi. Tahar Rahim, qui incarne le jeune Maghrebin, joue juste. Il faut le montrer dans les classes.

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