film

PATHS OF HATE

Titre Original PATHS OF HATE
Titre traduit
Réalisateur NENOW
Damian
Distribution
Production Platige Image
Année 2011
Format DVD
Durée 10′
Langue muet
Musique
Distinction
Interprètes
Résumé Deux pilotes luttent en plein ciel durant la Seconde Guerre mondiale en jouant un jeu mortel du chat et de la souris. Une courte histoire sur les démons qui sommeillent au fond de l’âme humaine et qui ont le pouvoir de pousser les gens dans l’abîme de la haine aveugle, de la fureur et de la rage. Paths of Hate tells the tale of two battling World War II pilots playing a deadly game of cat and mouse in the sky. The visual style is spot on, combining 3D renders and scenery with excruciating hand-drawn detail that will keep you gripped to the very end. A short tale about the demons that slumber deep in the human soul and have the power to push people into the abyss of blind hate, fury and rage.
Diffusion
Droit 0
Festival
Genre
Auteur du Commentaire Jack P. Mener
Commentaire d’Imaj Un petit bijou de dessin animé au récit speedé. Une parabole percutante contre la haine et la guerre. Deux aviateurs ennemis se pourchassent et se livrent un combat sans merci dont aucun ne sortira vainqueur. Propre à susciter des débats animés auprès de jeunes va-t’en-guerre fanatisés que l’on pourrait amener à réfléchir plus loin que le bout d’une arme à feu. Surtout ne pas ignorer, ou pire snober, ce petit bijou de dessin animé sous prétexte que son graphisme style manga et son récit speedé sur un implacable combat en plein ciel entre deux pilotes de chasse, relèverait du seul divertissement pour adolescents accros aux jeux vidéo et à la violence. Paradoxalement, c’est une parabole percutante et sans paroles contre la haine et la guerre. Il faut savoir que Damien Nenow, 37 ans, le réalisateur polonais de ce court métrage applaudi et primé dans de nombreux festivals de cinéma (dont le prestigieux Festival du film d’animation d’Annecy 2011 où il a récolté trois prix), est issu de la fameuse École nationale de cinéma de ?ód? qui forma notamment Roman Polanski et Jerzy Skolimowski. Rompu aux techniques du cinéma d’animation, il donne ici une démonstration éblouissante de ses talents de scénariste et d’esthète du dessin dans un montage d’une vertigineuse efficacité. Le récit est on ne peut plus simple : deux aviateurs ennemis se pourchassent et se livrent un combat sans merci dont aucun ne sortira vainqueur. À l’image, dans un ciel bleu zébré par les volutes et les traînées de leurs réacteurs, deux visages en noir et blanc, grimaçants et tendus dans leur cockpit par la haine et une rage de vaincre, se poursuivent dans un chassé-croisé de loopings et d’audacieuses voltiges, les doigts rivés sur leur mitrailleuse pour abattre l’autre, l’ennemi, le « mauvais ». Qui est qui, où, quand, quelle guerre et pourquoi, difficile à savoir. Luftwaffe contre RAF ? Stuka contre Spitfire ? Les tableaux de bord en anglais et en allemand (Fuel Empty – Benzin Null) sont de furtives indications. Seule à clairement émerger, c’est la haine absolue qui gouverne ce combat mortel haletant mené à une vitesse folle dans le bruit d’enfer des moteurs et des crépitements de la fusillade sur fond de musique hard rock. Une haine intemporelle et impersonnelle. La guerre aérienne à l’état pur, aussi irraisonnée qu’un combat de coqs. Seuls signes d’humanité, un chapelet avec sa croix et une photo de sa femme que l’un des pilotes a scotchée sur son tableau de bord. Elle aussi, tachée de sang, connaîtra un sort fatal. Tout le reste est acrobaties aériennes par-dessus les montagnes, dans un combat à mort et même au-delà de la mort. Quand les avions entrent en collision, même en parachute, les deux ennemis se tirent encore dessus à bout portant., Luger contre colt, puis au poignard. Au sol, ils rampent dans la neige, droit l’un vers l’autre, épuisés, en lambeaux, décomposés, ensanglantant la neige, déjà cadavres éparpillés par le vent. Dans un ciel rouge d’enfer, leurs fantômes s’affrontent encore en guerriers de toutes les époques, en chevaliers du Moyen-Âge ou en samouraïs. Haine éternelle. L’homme reste un loup pour l’homme. Un film d’animation d’une rare densité, propre à susciter des débats animés auprès de certains jeunes va-t’en-guerre fanatisés que l’on pourrait amener à réfléchir plus loin que le bout d’une arme à feu.

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