HOLOCAUSTE (mini série)

La saga de la lutte d’une famille juive pour survivre à l’horreur de l’extermination systématique, de la marginalisation et de l’Allemagne nazie.

The saga of a Jewish family’s struggle to survive the horror of Nazi Germany’s systematic marginalization and extermination of their community.


L’avis d’IMAJ, par Adolphe Nysenholc

Après « Nuit et Brouillard » et avant « Shoah », cette série américaine a fait connaître la destruction des juifs d’Europe, au grand public, en faisant vivre l’Histoire à travers deux familles de Berlin, l’une juive avec à sa tête un docteur généraliste, l’autre « aryenne » avec un avocat paumé qui s’enrôle chez les nazis. Cette œuvre audiovisuelle comporte quatre épisodes, qui correspondent aux stades du judéocide hitlérien : la montée des ténèbres (1935–1940), la route de Babi-Yar (1941–1942), la solution finale (1942–1944), les rescapés (1944–1945).
Ainsi, le père Weiss sous-estimant la puissance du nazisme dans l’avant-guerre refuse de quitter l’Allemagne qu’il considère comme sa patrie. Le fils aîné, qui a épousé une catholique, mourra à Buchenwald, comme finalement ses parents, à Auschwitz. La benjamine, devenue folle après un viol, est gazée avec d’autres malades mentaux dans l’opération d’eugénisme T4. Le cadet, entré dans la résistance, s’évade de Sobibor et sera le seul Weiss à survivre, à la Libération. Mais il y a aussi le jeune enfant du grand frère, né du mariage mixte, et symbole, semble-t-il, de l’Allemagne de Willy Brandt, qui, à genoux à Varsovie, ayant demandé pardon, assume l’héritage judéo-allemand. Plus critiqué par Elie Wiesel que par Primo Levi, cette fresque mélodramatique eut un impact considérable et plus que les documentaires sur le sujet. Regardé par un Américain sur deux, il a contribué à faire admettre par le Bundesrat l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité.

Adolphe Nysenholc

Trailer / Extrait