film

NUIT ET BROUILLARD

Titre Original NUIT ET BROUILLARD
Titre traduit
Réalisateur RESNAIS
Alain
Distribution
Production Argos
Como
Cocinor
Année 1955
Format 2 VHS + DVD
Durée 32′
Langue Fr.
Musique Hans Eisler
Distinction Prix Jean Vigo 1956
Interprètes voix de Michel Bouquet
Résumé Resnais filme le camp de concentration d’Auschwitz au présent sur un texte de Jean Cayrol, en 1955. Nuit et brouillard désignait les déportés qu’on faisait disparaître sans laisser de traces. A l’aide de documents d’archives, le réalisateur retrace le lent calvaire des déportés. Le DVD est accompagné d’un livre descriptif. Deuxième guerre mondiale – camp.
Diffusion
Droit 0
Festival
Genre
Auteur du Commentaire Adolphe Nysenholc
Commentaire d’Imaj Nuit et Brouillard est resté longtemps dans la conscience collective le film du génocide . Mais il n’a pas cessé d’être l’objet de critiques. C’est contre lui que s’est construit Shoah, notamment par le refus des images d’archives. Le thème de la recherche à travers de rares vestiges et la question : “Recherche de quoi? ” introduisent en outre une incertitude, le problème de l’oubli, la difficultïé de perpétuer le souvenir de ce qui n’existe plus, et du danger à cause de cela de ne pouvoir faire face à une nouvelle montée des périls. Avant Lanzmann qui conduit ses témoins sur les lieux du crime, Resnais y mène Cayrol, qui a connu les camps. L’originalité de Lanzmann est d’avoir choisi des prisonniers qui ont assistés de visu à l’élaboration du système d’élimination des gens, puisqu’ils avaient été sélectionnés pour travailler dans les chambres à gaz, de les avoir retrouvés aux quatre coins de la terre. Mais, sans Nuit et Brouillard, Shoah n’aurait pu se contenter de récits oraux. Les paroles chez Lanzmann évoquent nécessairement les images de Nuit et Brouillard. Le récit de Bomba, le coiffeur de dames dans la chambre à gaz de Treblinka, prend toute sa signification du fait qu’on a vu la mer de cheveux dans Nuit et Brouillard, les photos de femmes tondues, les corps nus de celles qui attendaient avant une action spéciale. Resnais empêche Lanzmann d’être abstrait. Il n’y a pas de film total de la shoah. L’un complète l’autre. La multiplicité des points de vue enrichit notre connaissance du phénomène. Lire plus dans l’article : Nuit et Brouillard Défense et illustration d’Adolphe Nysenholc (Paru en ouverture du n° sur Alain Resnais, dans Contre Bande, revue cinématographique de l’Universitéde Paris I er 2003.)

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