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TO SPEAK THE UNSPEAKABLE. THE MESSAGE OF ELIE WIESEL (Dire l'indicible, la quête d'Elie Wiesel)

Titre Original TO SPEAK THE UNSPEAKABLE. THE MESSAGE OF ELIE WIESEL
Titre traduit Dire l'indicible, la quête d'Elie Wiesel
Réalisateur ELEK
Judit
Distribution Film Transit
Les Films du Paradoxe
Production Taxila
Fr3
Hunnia Filmstudio
Daniel Filmstudio
Année 1996
Format 2 VHS + 1 DVD
Durée 105'
Langue Ang. st. Fr.
Musique Laszlo Melis
Distinction
Interprètes Voix de Jean-Hugues Anglade dans la version française
Résumé
Diffusion
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Droit 0
Festival
Genre Documentaire
Auteur du Commentaire Marcel Croës
Commentaire d'Imaj Disparu en 2016 à l’âge de 87 ans, l’écrivain Elie Wiesel, Prix Nobel de la paix (1986), a été salué par Barack Obama comme « une des grandes voix morales de notre temps ». Survivant d’Auschwitz-Birkenau et de Buchenwald, Wiesel revient dans ce film réalisé par Judit Elek sur ses années d’enfance en Transylvanie et sur son expérience ineffaçable de la Shoah en 1944-1945. Le film adopte un procédé narratif très classique. Dans la séquence d’ouverture, nous voyons Elie Wiesel en 1994 à l’aéroport de Budapest au moment où il s’embarque pour un voyage qui va le conduire après cinquante ans plus tard sur les lieux de son enfance. Wiesel est né à Sighet, une ville de Transylvanie qui faisait partie de la Hongrie et qui se situe aujourd’hui sur le territoire de la Roumanie. D’un bout à l’autre, le fil conducteur du récit repose sur des extraits des mémoires de l’écrivain, lus avec une parfaite sobriété par le comédien Jean-Hugues Anglade. La réalisatrice Judit Elek alterne des images en couleur tournées à notre époque dans le style du reportage (d’abord en Roumanie, puis à Auschwitz) avec des documents d’époque en noir et blanc. Parcourant les rues de sa ville natale, Elie Wiesel évoque la vie quotidienne des communautés juives de Transylvanie. Il retrouve la maison familiale et se souvient des premières leçons talmudiques où il s’est initié à la spiritualité de son peuple. Lors d’une réception donnée par les autorités locales, nous le voyons au moment où il est nommé citoyen d’honneur de Sighet. C’est l’occasion – au-delà d’une solennité officielle – de replonger dans le passé et de raconter à cet auditoire roumain comment en avril 1944 les miliciens hongrois ont transformé ce territoire en zone « Judenfrei », brûlant la synagogue et livrant tous les Juifs aux nazis qui allaient les déporter vers les camps de la mort. Un des moments les plus émouvants du film est la rencontre de Wiesel avec un survivant de la Shoah, âgé de 91 ans, qui lui transmet une documentation sur sa famille où figure notamment une lettre d’adieu commune, rédigée par les Juifs de Sighet à la veille de la déportation vers l’Allemagne nazie. Le deuxième volet du film nous montre Elie Wiesel à Auschwitz : il visite le camp en compagnie d’un survivant, mais tout au long de cette déambulation (qui atteint un moment d’émotion extrême lorsqu’ils se retrouvent face au crématoire) les deux hommes restent muets : on mesure ici une fois de plus que l’expérience concentrationnaire atteint un tel degré de souffrance que les mots sont impuissants à la restituer. Libéré par les Américains en avril 1945, l’auteur de La Nuit a retrouvé des forces au préventorium d’Ecouis dans l’Eure, et c’est à partir de sa trentième année qu’il a commencé à témoigner dans ses livres (romans, théâtre, mémoires) pour les victimes de la Shoah. La dernière séquence nous le montre en Norvège, au moment où il reçoit le Prix Nobel de la paix : une cérémonie au cours de laquelle il invite son jeune fils à le rejoindre sur le podium, pour souligner que le travail de mémoire ne doit jamais s’interrompre.

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