film

L’OMBRE DE LEURS OMBRES

Titre Original L’OMBRE DE LEURS OMBRES
Titre traduit
Réalisateur
Distribution
Production
Année
Format VHS
Durée
Langue Fr.
Musique
Distinction
Interprètes
Résumé En avril 1999, Szime Josek Rozenblum, un juif polonais arrivé en Belgique en 1928, fête son 100e anniversaire : il est entouré des siens et de représentants de sa communauté. Cet événement en apparence banal va transformer la vie de son petit-fils avec qui le grand-père n’a jamais voulu évoquer son parcours et son histoire. Obsédé par la disparition des siens, ainsi que par l’impossibilité de reconstituer les traces de sa famille fracturée par la guerre, Thierry Rozenblum va solliciter l’administration communale de Seraing où s’était inscrit son grand-père à son arrivée en Belgique : c’est ainsi que peu à peu, archive après archive, il va – à partir de l’histoire singulière de sa famille- prendre en compte toute l’histoire de sa communauté. En se faisant ainsi historien, Thierry Rozenblum va finir par découvrir des archives inédites qui vont permettre de mieux comprendre les mécanismes du piège qui s’est refermé sur les siens durant les deux années cruciales (de 1940 à 1942) qui ont précédé la déportation. Avec d’autres fils et petits-fils de déportés, cette émission “Faits divers” s’attachera à remplir les blancs de cette période de notre histoire et à comprendre la nécessité “vitale” de lutter contre l’effacement des traces en renouant les fils d’une histoire interrompue. 2/ Le contexte de l’émission Cette émission est la suite d’un premier épisode intitulé “Les évadés du convoi 16” et diffusé par FAITS DIVERS en octobre 1999. Elle relatait l’odyssée d’un groupe de travailleurs juifs polonais déportés à Auschwitz après avoir passé trois mois au service forcé de l’organisation Todt, une société privée allemande chargée d’assurer la construction du mur de l’atlantique dans le nord de la France, à Dannes Camiers précisément. Les travailleurs ont connu dans ces camps, des coups, la faim, l’humiliation. Lorsqu’ils seront transférés à la caserne Dossain à Malines pour être envoyés en Haute Silésie la nuit du 31 octobre 1942, certains d’entre eux vont s’évader. Cette nuit-là, 241 déportés, sur un total de 1937, ont sauté du convoi. Sur les 147 déportés d’origine polonaise installés dans la région liégeoise, 52 d’entre eux ont fait le choix de l’évasion; les autres sont morts en déportation, à Auschwitz pour la plupart, comme les 25.257 juifs de Belgique disparus sans laisser de traces. 3/ Le contenu Pour les enfants et petits-enfants de ces déportés juifs polonais de la région liégeoise, cet épisode de la vie de leurs pères -dont ils ignoraient l’existence pour la plupart d’entre eux- fut le point de départ d’une recherche et d’une prise de conscience qui constitue le fil rouge de ce deuxième épisode. Avec eux, “L’ombre de leurs ombres” s’attache à comprendre la nécessité de revenir sur les traces de leurs pères disparus : 60 ans après la déportation, l’existence de leurs pères était comme enfouie, absorbée, noyée dans l’histoire collective; un peu comme “la forêt qui cache les arbres individuels”. C’est en voulant retisser la trame de ces histoires familiales fracturées par la déportation, que ces enfants vont revisiter l’histoire collective. On croyait tout savoir sur cette page sombre de notre histoire enfouie quelque part dans les archives de la cité; pourtant de vieux documents trop rarement ou jamais consultés et retrouvés grâce l’obstination de certains de ces enfants vont nous aider à combler quelques blancs de notre mémoire. C’est ainsi qu’à Liège -grâce aux dispositions prises par les autorités communales au début des années 80 d’ouvrir les archives de la cité 30 ans seulement après les faits alors que le délai légal de consultation des archives de l’état est de 100 ans- les archives consultées vont permettre de mieux cerner les mécanismes du piège qui s’est refermé sur la communauté juive durant les deux années cruciales de 1940 à 1942, où les ordonnances anti-juives prises par l’occupant ont peu à peu enfermé la population juive dans un ghetto invisible, un ghetto sans murs. Mais cette guerre contre les juifs menée par l’occupant n’aurait pu s’exercer efficacement sans trouver des courroies de transmission au sein de l’état, des administrations locales et même de la communauté juive… C’est ainsi qu’au travers des archives exhumées par cette recherche, se dessine les contours “d’une déportation en col blanc”; en apparence légale, où le droit servait d’instrument pour rassurer la population. La patiente reconstitution du parcours de ces familles à travers les archives retrouvées dans différentes administrations ainsi que les témoignages vont permettre de mieux comprendre en quoi l’odyssée de ces juifs polonais est exemplaire : Comme le dit l’un de ces fils de déportés : « Nous savons qu’aujourd’hui, ce qui était caractéristique dans le crime commis par les nazis, c’est la négation de l’humanité de ces hommes. On leur doit de comprendre ce qui leur est arrivé et d’entretenir la mémoire de cet événement dont la monstruosité ne peut jamais s’effacer, ne jamais disparaître ». 4/ Les témoins Avec Vera Feyder : poète, romancière, auteur dramatique et comédienne. Elle est née à Liège, d’un père galicien (mort en déportation ) et d’une mère liégeoise slave. Elle vit à Paris. Elle a notamment publié : “La Dérelitta” (Stock, 1977) – Prix Rossel “L’éventée” (Stock, 1978) – Prix Rossel “Caldeiras” (Stock, 1982) ? Prix Rossel « Liège » (Editions Champ Vallon, 1992) « Emballage perdu ». Pièce de théâtre (Actes Sud, 1986/1994) En 1995, Vera Feyder refait publier l’oeuvre de son père : « Reflets » de Maurice Federman (Editions Tirésias) Foulek Ringelheim : avocat, membre du Conseil supérieur de la justice. Il est le fils de Moyzek Jacob Ringelheim, déporté et mort à Auschwitz. Président de l’ASBL « Mémoire de Dannes-Camiers. Il a publié : « Les juifs entre la mémoire et l’oubli », direction de l?ouvrage collectif, (Edition U.L.B., 1987) « Amour sacré de la justice », essai, (Edition Labor, 1998) « Edmont Picart », biographie, (Edition Larcier, 1998) « Le juge goth », roman, (Edition Luc Pire, 2000) P> Léon Péguine : évadé du convoi 16 ; fils de Chaïm Péguine, ancien président de la communauté israélite de Liège au début de la guerre, déporté à Auschwitz avec sa femme et deux de ses enfants. Membre de l’ASBL « Mémoire de Dannes-Camiers Pierre Lewkowiez : enfant caché de 1942 à 1945 dans l’orphelinat de l’abbé Steen à Stoumont. Charles Péguine : petit-fils de déporté, fils de Léon Péguine et membre de l’ASBL « Mémoire de Dannes-Camiers Thierry Rozenblum : petit-fils d’un évadé du convoi 16, membre de l’ASBL « Mémoire de Dannes-Camiers
Diffusion
Droit 0
Festival
Genre Documentaire historique / Inconnu
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